(Article de Joseph Peraud)

Le frelon venait à vive allure, plus qu’à tire d’ailes, du fond du bois.
C’est le bruit de brassement d’ailes qui a attiré mon attention, un bruit sourd et inhabituel.
Ce dernier était déjà bien chargé en pollinies (au moins 6 collées sur son front). Cette masse n’avait pas l’air de le gêner pour voler bien que son vol paraissait lourd.
Une fois posé le frelon a essayé à plusieurs reprises de se débarrasser des pollinies en frottant la tête avec ses pattes et ce sans succès. Il passait rapidement d’une helleborine à une autre (5 à 6 helleborines sous mes yeux). Il se servait en nectar en commençant par les fleurs du bas.
Nullement gêné par ma présence, il a fini par quitter le bois toujours autant chargé en pollinies

Photographies : Joseph Peraud
Le frelon est moins agressif que les autres guêpes plus petites.
Il ne pique que si il se sent fortement menacé à proximité de son nid.
D’où la course poursuite à laquelle j’ai pu me livrer avec lui dans le bois en question.
Lieu : Bagnizeau – Charente-Maritime (17)
Date : 14 juillet 2012
L’auteur du document s’engage avoir opéré in situ, en milieu naturel et n’avoir utilisé aucun artifice ayant pu interférer avec le comportement naturel de l’insecte.