• Aporia crataegi, le Gazé, particulièrement actif sur Dactylorhiza elata et Gymnadenia conopsea.

    (Observations de Yves Wilcox et Jean-Pierre Ring)

    Dactylorhiza elata et Gymnadenia conopsea sont fréquemment mêlés dans les stations, comme en témoigne la photo ci-dessous.
    Lorsque le Gazé, Aporia crataegi est présent, il est très attiré par le nectar de G. conopsea mais il tente aussi sa chance sur D. elata, dont il repart déçu par cette fleur leurre. Sur les photos, un gazé extrait les pollinies de G. conopsea, un autre Gazé est posé avec des pollinies sur D. elata. En regardant de plus près nous observons que ces pollinies sont de G. conopsea. Elles ne peuvent pas provenir de D. elata, le visicidium n’est pas adapté à se coller sur une trompe aussi fine. S’il introduit sa trompe dans D. elata, il crée l’hybride. G. conopsea est le père et D. elata est la mère. L’inverse n’est pas possible avec un papillon. Des possibilités d’hybridation sont donc à envisager.

    Photographie : Yves Wilcox / Savaillé – Vienne (86) / 31 mai 2007

    Un Gazé, Aporia crataegi porteur de pollinies de Gymnadenia conopsea. 

    Photographie : Yves Wilcox / Savaillé – Vienne (86) / 31 mai 2007

    On voit très nettement l’intérêt porté par le Gazé, Aporia crataegi pour Dactylorhiza elata à en juger de l’agglutination des papillons sur cette espèce.

    Photographies : Yves Wilcox / Savaillé – Vienne (86) / 31 mai 2007

    Bien que rare, l’hybride entre Dactylorhiza elata et Gymnadenia conopsea a néanmoins été découvert à Savaillé en juin 2006.

    On reconnaît sur la photo ci-contre les caractères mêlés des deux espèces, plus particulièrement en ce qui concerne la forme et la taille de l’éperon, la forme, la taille et la pigmentation du labelle, qui est dépourvu de ponctuations, l’aspect gracile du pied….

    Ce pied refleurit tous les ans depuis sa découverte.

    Photographie : Jean-Pierre Ring / Savaillé – Vienne (86) / 10 Juin 2006

    Les auteurs du document s’engagent avoir opéré in situ, en milieu naturel et n’avoir utilisé aucun artifice ayant pu interférer avec le comportement naturel de l’insecte.