• COMPTE-RENDU D’ACTIVITES – CR de la session de la SFOLA (Société Française d’Orchidophilie Lorraine Alsace) en Poitou – Charentes – Du 8 au 13 juin 2017

    Séjour de la SFOLA en Poitou-Charentes du 8 au 13 juin 2017.

    Compte-rendu de la session par Henri MATHE
    Tiré à part du bulletin de liaison SFOLA 2018
    Société Française d’Orchidophilie Lorraine Alsace

    Texte de Henri Mathé (SFO LA)


    Contrairement aux années précédentes, ce n’est pas le midi de la France qui nous a attirés cette
    année. La période elle-même avait été choisie en espérant pouvoir observer des taxons plutôt
    tardifs de la région saintongeaise, but de notre séjour.
    Alors, cap à l’ouest pour les 19 participants qui se sont retrouvés au soir du jeudi 8 juin au
    village-vacances fort bien nommé « Les Chênes Verts » de Saint-Savinien, en Charente-Maritime.
    Des contacts avaient été pris très en amont avec les membres de la SFO-PCV qui n’ont pas
    ménagé leurs efforts pour nous proposer des excursions adaptées aux conditions de floraison de
    l’année.


    Bien que la saison 2017 ait été très défavorable, suite à un déficit de précipitations printanières
    et une période de canicule avant notre arrivée, nous avons, grâce à nos guides, fait carton plein
    même si les stations étaient souvent bien moins fournies qu’à l’accoutumée.
    La région Poitou-Charentes-Vendée (PCV), qui constitue la zone d’action de la SFO-PCV, est
    certes une destination moins courue des orchidophiles que le Midi. Elle n’en abrite pas moins 60
    espèces d’orchidées parmi lesquelles 24 bénéficient d’un statut de protection national (6) ou
    régional (18). La quarantaine d’hybrides qui y ont été recensés augmentent encore la richesse
    orchidologique de la région.
    La géologie et la climatologie expliquent en grande partie cette richesse sur un territoire où les
    milieux favorables aux orchidées sont très restreints, suite aux activités humaines.
    La région présente essentiellement des terrains sédimentaires du Jurassique et du Crétacé
    (Poitou, Aunis, Saintonge, Angoumois), constitués de calcaires et de marnes plus ou moins
    argileuses, mais aussi des sables littoraux constitutifs de la zone dunaire qui n’est pas en reste
    pour les espèces végétales remarquables.


    Le climat, de type océanique aquitain, tend vers un climat méditerranéen sur la façade littorale
    où les effets du réchauffement climatique se font sentir. D’où la présence d’espèces végétales
    des domaines ibéro-atlantique et méditerranéen, dont l’œillet de France (Dianthus gallicus) et le
    chêne vert (Quercus ilex) sont de bons exemples.
    1ère journée – vendredi 9 juin 2017


    La journée est consacrée à la visite de six stations proches, à mi-chemin entre Saint-Jean
    d’Angély et Saintes, sous la conduite de Claudie et Jean-Claude Querré et de Jean-Michel
    Mathé, qui nous accompagneront pendant tout le séjour.
    La première station est un coteau calcaire orienté au sud-est sur la commune d’Annepont. Géré
    par le CREN, le site est surtout le domaine de Jean-Claude qui en assure l’entretien depuis
    plusieurs années. Des débroussaillages intensifs ont été nécessaires pour restaurer le coteau
    dans l’état de pelouse ouverte comme il l’était quand le pâturage extensif se pratiquait encore. Il
    abrite une douzaine d’espèces dont Anacamptis fragrans que plusieurs participants ont découvert
    à l’occasion. Trois à quatre cents pieds, plutôt en fin de floraison, s’offrent à nous. Ce taxon,
    cousin méditerranéen d’Anacamptis coriophora, est protégé au niveau national ainsi qu’européen.
    Bulletin de liaison de la Société Française d’Orchidophilie de Lorraine-Alsace Page 40
    Il se distingue d’A. coriophora, dont l’Alsace a la chance d’abriter encore quelques pieds, par les pièces du périanthe plus longues et plus aigües, une odeur plus agréable, une écologie de terrains secs et une
    répartition plus méridionale.

    Azuré du serpolet sur
    A. pyramidalis
    Annepont 9 juin 2017
    ©J.-M. Mathé
    Carthamus mitissimus
    Annepont 9 juin 2017
    ©J. Hartz

    Les autres orchidées présentes, majoritairement défleuries ou en fruits à cette époque, sont A. pyramidalis, H. hircinum, N. ovata, O.anthropophora, O. purpurea, P. chlorantha mais aussi G. conopsea et un pied d’O. apifera qui, eux, sont à leur optimum. Jean-Michel nous montre quelques autres plantes remarquables : Coronilla scorpioides, Blackstonia perfoliata, Biscutella guillonii (PR), Carthamus mitissimus, astéracée franco-ibérique en limite d’aire. Pendant ce temps, l’azuré du serpolet (Phengaris arion), papillon protégé en France et en Europe, survole la pelouse en butinant çà et là. Les deux autres stations se trouvent le long de la « Ferrée verte », ancienne ligne de chemin de fer rendue à la nature, sur les communes d’Annepont et Granjean. Bien que les services municipaux aient passé la tondeuse le matin même, nous observons d’abord, en bordure du chemin ombragé, une belle population de D. fuchsii ayant échappé aux lames meurtrières. Contrairement à la situation qui prévaut en Alsace, la distinction entre D. maculata et D. fuchsii est simple en PCV où les D. maculata s. str. et D. ericetorum ne se rencontrent qu’en milieu acide, bien loin de notre lieu d’herborisation. Quelques pieds d’Epipactis helleborine en boutons viennent enrichir notre liste.

    Le second tronçon de la « Ferrée verte » est bien plus intéressant avec l’entrée en scène ’Ophrys argensonensis, endémique saintongeais décrit en 1995. Bien peu d’entre nous l’avaient vu auparavant et, cerise sur le gâteau, cette journée a permis la première observation de son pollinisateur. Plusieurs pieds de cet Ophrys tardif du groupe d’O. provincialis, en début de floraison, sont observés sur le talus de la route. Un insecte faisant l’aller et retour entre les plants d’O. argensonensis attire l’attention de José Guesné qui parvient à le photographier, suivi par Christian Drollinger. Leurs clichés confirment la nature de pollinisateur de l’insecte, par son comportement et la présence de pollinies sur sa tête.
    Cependant, après avoir été soumis à des spécialistes (D.Genoud, G. Mahé, N. Vereecken, Y. Wilcox), ils ne permettent pas d’en définir l’espèce ni même le genre. Il n’en reste pas moins que cette observation inédite a ravi nos hôtes de la SFO-PCV. Outre les espèces précédemment citées, la station abrite A.
    morio et O. insectifera en fruits ainsi qu’O. scolopax en fin de floraison

    O. argensonensis et son pollinisateur
    Granjean 9 juin 2017 ©C.Drollinger

    Le pique-nique, agrémenté de pineau des Charentes fourni par nos guides, coupe fort agréablement la journée.

    Ophrys argensonensis – 9 & 12 juin 2017 ©F. Grad
    A. fragrans – Annepont 9 juin 2017
    ©B. Gerber

    La quatrième station au programme est un coteau calcaire avec suintements en exposition nord,
    sur la commune de Courant, où des gymnadénies suscitent quelques interrogations. Trois ou
    quatre pieds pourraient être attribués, soit à G. odoratissima, soit à G. pyrenaica, selon le critère
    de l’éperon atteignant à peine la longueur de l’ovaire. Nos guides ne se prononcent pas formellement et l’identité de ces plantes, qui sont d’ordinaire plus nombreuses ici, reste en suspens.
    Le circuit nous emmène ensuite en bordure de la D150, dans le bois d’Essouvert au nord de Saint-Jean d’Angély. Sur les bermes de la route, nous pouvons comparer les deux espèces de limodores de la flore française, à savoir L. abortivum et L. trabutianum, nettement différenciés par la différence de longueur de leur éperon bien que les plantes soient en fruits. Il s’agit là d’une grosse station, récemment découverte, de L. trabutianum forte d’une centaine de pieds. Cette espèce nord-africaine et ibérique, qui remonte jusque dans le centre-ouest de la France, fleurit en mai. Cephalanthera rubra et quelques pieds atypiques d’Ophrys apifera, à rapporter aux formes flavescens et trollii, attirent les photographes. Hors orchidées, l’aspergette (Loncomelos pyrenaicum) est également bien présente.

    Notre groupe ne néglige pas les arrêts culturels ou touristiques. Nous en avons un aperçu avec la visite du village de Fenioux où une belle église romane côtoie un curieux édifice, la lanterne des morts (ph. ci-contre) dont la fonction n’est pas entièrement déterminée. L’une et l’autre sont classées monument historique, respectivement depuis 1840 et 1862 !
    Pour finir la journée, nous explorons une zone de friches sur la commune du Douhet qui ne nous apporte pas grand chose de plus sinon un exemplaire hypochrome d’A. pyramidalis, quelques A.
    fragrans supplémentaires et un nouveau pied d’O. argensonensis. La recherche d’Epipactis
    microphylla, rare en PCV, dans le bois de chênes verts voisin se solde par un échec.


    2ème journée – samedi 10 juin 2017


    Ce matin là, un fort contingent de membres de la SFO-PCV nous attendait sur l’île d’Oléron, à la
    sortie du viaduc, pour nous montrer quelques merveilles de cette grande île du littoral atlantique.
    Bien entourés par dix botanistes locaux aguerris, nous prospectons quatre sites répartis du nord
    au sud de l’île.
    Premier arrêt au marais des Bris (commune de Saint-Trojan), classé comme Espace Naturel
    Sensible, où l’espèce la plus remarquable est Serapias parviflora. Cette orchidée protégée au
    niveau national s’y trouve en assez grand nombre et termine sa floraison. Le taxon, rare en
    France et encore plus en PCV, ravit plusieurs de nos membres pour qui c’est une première. Nous
    observons également des plantes inconnues chez nous comme Parentucellia viscosa, orobanchacée
    hémiparasite à fleurs jaunes, ou Asparagus maritimus dont la distinction avec Asparagus
    officinalis est précisée par nos guides. Anacamptis laxiflora, présent sur le site, est évidemment
    défleuri depuis longtemps.
    Deuxième arrêt en forêt de Saint-Trojan pour explorer des abords de route dans une plantation
    de pins maritimes. Il s’agit d’une station bien connue d’Epipactis phyllantes qui, cette année,
    connaît ici une floraison exceptionnelle aux dires de nos guides. Une bonne centaine de pieds de
    cet Epipactis autogame, dont la répartition est centrée sur les îles britanniques, est en pleine
    floraison auprès de C. longifolia (en fruits) et C. rubra. C’était un des objectifs de notre séjour
    et nous n’avons pas été déçus ! Seule une platanthère un peu bizarre, que l’on hésite à qualifier de
    P. bifolia ou P. chlorantha – voire d’hybride entre les deux – retient également notre attention.

    E. phyllanthes
    St-Trojan 10 juin 2017
    ©M. Guesné
    St-Trojan 10 juin 2017
    ©B. Gerber
    A. palustris
    Les Huttes
    10 juin 2017
    ©B. Gerber

    Nous montons ensuite vers le nord de l’île jusqu’à une dépression humide d’arrière-dune située
    sur la commune des Huttes. L’intérêt de cet endroit, protégé et géré par le Conseil Départemental de Charente-Maritime en tant qu’Espace Naturel Sensible, est la présence d’Anacamptis palustris. Avec l’autorisation exceptionnelle de l’organisme gestionnaire, nous pénétrons légèrement dans la zone interdite au public pour y observer l’espèce, bien fleurie, qui côtoie Epipactis palustris en tout début de floraison. D’autres plantes remarquables des marais alcalins sont présentes : Hydrocotyle vulgaris, Samolus valerandi et surtout Lysimachia tenella dont les petites fleurs roses tapissent le sol par endroits. Il n’y a qu’un pas pour accéder à la dune et à sa flore caractéristique. Sans être exhaustif, citons Helichrysum stoechas, Medicago littoralis, Convolvulus soldanella, Matthiola sinuata, Eryngium
    maritimum, Euphorbia paralias et E. segetalis subsp. portlandica, Galium arenarium, Lagurus
    ovatus, Coyncia cheiranthos, Ephedra distachya…
    La plus grande diversité végétale se rencontre sur la dune fixée (essentiellement par l’oyat –
    Ammophila arenaria), zone de transition entre la dune mobile, soumise aux vents et aux embruns
    marins, et la forêt.
    Ensuite, nous faisons un arrêt en forêt des Saumonards (commune de Boyardville), à portée de
    vue du médiatique Fort Boyard. E. phyllanthes et C. longifolia sont de nouveau nombreux dans le sous-bois de pins qui abrite également Daphne gnidium, Osyris alba, Rubia peregrina et Centaurea aspera,
    plantes du domaine méditerranéo-atlantique. Sur la plage, une belle station d’oeillet de France (Dianthus gallicus) nous est offerte. C’est une espèce protégée au niveau national, endémique du littoral atlantique. Aux mêmes endroits on trouve Crithmum maritimum (comestible dans le vinaigre comme les cornichons et les salicornes), Limbarda crithmoides, Frankenia laevis, Polygonum maritimum.
    Pour clore la journée, un arrêt nous fait découvrir le port ostréicole de la Baudissière et ses
    cabanes bariolées. C’est l’occasion d’observer, en bord de route, quelques pieds d’un artichaut
    adventice (Cynara cardunculus) mais surtout de faire provision d’huîtres pour l’apéritif du soir !

    Dianthus gallicus
    Dune des Saumonards – 10 juin 2017
    ©J.-M. Mathé
    Lysimachia tenella
    Marais des Huttes – 10 juin 2017
    ©J. Hartz
    La Baudissière ©F. Grad

    3ème journée – dimanche 11 juin 2017


    Nous partons aujourd’hui au sud, vers l’estuaire de la Gironde, ses coteaux et ses falaises
    calcaires.
    En chemin, un arrêt au marais de Cravans (commune de Jorignac) nous permet d’observer une
    station de quelques pieds de Dactylorhiza elata, en état de floraison avancée. Encore une nouvelle
    espèce pour ce séjour déjà bien riche en orchidées.
    Le sous-bois proche est tapissé de jacinthes (Hyacintoides non-scripta) en fruits.
    Les coteaux calcaires en arrière de Talmont et Saint-Seurin d’Uzet – au demeurant capitale
    française du caviar au cours du XXème siècle ! – abritent des populations du groupe d’O. fuciflora
    qui font l’objet d’une étude détaillée de la part de la SFO-PCV.
    Deux stations, sur les communes d’Epargnes et Chenac, sont explorées sous un soleil de plomb.
    Elles ne révèlent qu’une dizaine de pieds de ce taxon – bien moins que dans une année normale – dont l’identité est encore à déterminer. Les principales hypothèses ont balancé entre O. aegirtica (infirmée depuis) et un nouveau taxon à décrire. Affaire à suivre… Un des exemplaires présente des caractères d’O. apifera, ce qui en ferait le seul hybride découvert lors de notre session.
    Les sites visités abritent quelques plantes particulières comme Catananche coerulea, espèce méditerranéenne en limite d’aire, Lotus dorycnium, Centaurium erythraea, Linaria supina (subsp. maritima ?). Côté papillons, de nombreux sylvandres (Hipparchia fagi) survolent la pelouse

    O. fuciflora s.l.
    Epargnes 11 juin 2017
    ©J.-M. Mathé
    O. fuciflora s.l.
    Epargnes 6 juin 2015
    ©H. Mathé
    Talmont ©B. Gerber

    Ophrys apifera

    4ème journée – lundi 12 juin 2017


    La dernière journée du séjour a été réservée à la recherche d’Ophrys santonica, taxon aussi
    tardif qu’O. elatior en Alsace et dont nous ne pouvons espérer que le tout début de floraison.
    Une première tentative a lieu à la Villedieu, à la limite du département des Deux-Sèvres.
    Le long de la D950, les orchidées sont nombreuses : A. pyramidalis, O. scolopax, O. apifera, O.
    purpurea, P. chlorantha, G. conopsea, L. abortivum, O. argensonensis, E. helleborine, C. longifolia,
    H. hircinum, O. insectifera, O. anthropophora… mais il faut l’œil exercé d’un orchidophile local
    pour repérer trois ou quatre pieds en boutons d’O. santonica. Il est malheureusement un peu trop
    tôt pour ces plantes qui seront observées en fleurs le 19 juin suivant par Marie-Claude Lerey,
    restée dans la région une semaine de plus. La station ne révèlera aucune autre nouveauté dans la famille des Orchidacées mais la catananche bleue est encore bien présente et un iris à répartition atlantique, Iris foetidissima, est observé le long du sentier d’accès. Avant le pique-nique, toujours aussi convivial, la visite à l’église d’Aulnay ne pouvait être laissée de côté. Cet édifice du XIIème, chef d’œuvre de l’art roman saintongeais, est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

    Aulnay ©F. Grad

    L’après-midi, nous persistons sur trois stations d’O. santonica dans les alentours de Saint-Loup où
    une friche puis une pâture se révèlent tout d’abord aussi décevants que la station du matin.
    O. santonica ne daigne pas pointer le bout de son appendice !
    Il faudra attendre la station de la dernière chance pour voir enfin un pied en tout début de floraison, sur une berme de route. L’unique fleur, fraîchement épanouie, occupe longuement les photographes et boucle joliment le programme que nous nous étions fixé. Notons que le site de Saint-Loup est le locus classicus d’un taxon inédit, du groupe d’O. aranifera, décrit par la SFO-PCV sous le nom d’Ophrys suboccidentalis en septembre 2017.

    O. santonica
    St-Loup 12 juin 2017
    ©J.-P. Cartier
    Idem
    ©B. Gerber
    Lucanus cervus
    St-Savinien 9 juin 2017
    ©M. Guesné

    Pour finir, Jean-Claude nous emmène sur un site néolithique, la « pierre de la mort », à Torxé puis
    vers un tilleul remarquable, dit de Sully, dont le fût ne nécessite pas moins de sept personnes pour en faire le tour. Autres fûts, ceux de pineau des Charentes qui nous attendent lors d’un « arrêt abreuvoir » à Juicq où la visite d’une exploitation familiale, savamment commentée, permet aux participants de
    faire quelques réserves.

    Nous retiendrons de ce séjour l’accueil chaleureux et la disponibilité des membres de la SFO-
    PCV, les espèces nouvelles qui nous ont été montrées, l’originalité des paysages de bord de mer
    et… les « chasses » au lucane cerf-volant (Lucanus cervus) qui ont animé nos fins de soirée.
    Réjouissons-nous de la chance que nous avons finalement eue : c’est bien la première fois que la
    SFO-PCV, habituée à recevoir des groupes de botanistes, peut montrer en si peu de temps à ses
    invités tant Ophrys santonica qu’Ophrys argensonensis, Epipactis phyllanthes, Serapias parviflora
    et les énigmatiques Ophrys fuciflora de l’estuaire !
    Une trentaine d’espèces, dont les deux tiers en fleurs, ce n’est pas si mal pour le lieu et la période choisie.


    Grand merci à Claudie et Jean-Claude Querré, Jean-Michel Mathé, qui ont été nos guides sur toutes les stations, mais aussi à Martine Bréret, Paul Fouquet, André Merlet, Viviane Morin, Dominique Pattier, Nicole Vernoux et Yves Wilcox, sans oublier les autres membres de la SFO-PCV qui ont prospecté les sites avant notre séjour afin d’élaborer le meilleur programme possible.
    A nous maintenant de leur concocter un programme aussi alléchant pour la venue de la SFO-PCV
    en Alsace en juin 2018.
    Quant à la SFOLA, elle reprendra la route du sud pour aller passer quelques jours dans le massif
    de l’Estaque au tout début d’avril 2018.

    3 rue de Guebwiller
    68840 Pulversheim
    henri.mathe@orange.fr